COMPOSTAGE

Quand on composte, on reproduit en accéléré un phénomène naturel : le cycle de la matière organique dans la nature.
En moyenne, un compost mûr peut être récolté entre 6 mois et 1 an.
Il peut ensuite être utilisé comme engrais dans son jardin, dans son potager ou encore pour ses plantes d’intérieures.
Le compostage est l’une des solutions du tri des biodéchets.
Selon votre type de logement (maison, immeuble, centre-ville), d’autres solutions existent sur le territoire de Guingamp-Paimpol Agglomération.
Les bénéfices du compostage
Le compostage présente de nombreux avantages, à la fois environnementaux, pratiques et économiques.

- Réduire les ordures ménagères : une poubelle moins lourde, moins d’odeurs et moins de mouches dans la cuisine.
- Impliquer les enfants : un excellent support pédagogique pour comprendre le cycle de la nature.
- Limiter les déplacements en déchèterie et réduire les émissions de gaz à effet de serre.
- Produire un engrais naturel et gratuit : le compost améliore la structure du sol, sa fertilité et sa capacité à retenir l’eau.
- Réduire l’usage d’engrais chimiques, faire des économies et préserver la santé des sols.
- Favoriser la biodiversité du sol (micro-organismes, vers de terre…).
- Mieux résister aux périodes de sécheresse, grâce à un sol plus riche et plus humide.
En résumé, le compostage est une solution simple et durable pour mieux gérer ses déchets et améliorer la qualité des sols.
Le compostage : mode d’emploi

1. Comment composter ?
- En tas, dans un coin du jardin,
- Dans un composteur, en bois ou en plastique (ou fabriqué soi-même),
- Autres alternatives :
- le lombricompostage (avec des vers, adapté aux appartements),
- le bokashi (procédé de fermentation).
- Le saviez-vous ? Guingamp-Paimpol Agglomération propose des initiations au compostage sur le territoire. En 30 minutes, vous aurez les bases pour démarrer sereinement. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Constituer une réserve de déchets secs
Constituez cette réserve au plus tôt. À stocker en priorité :
- feuilles mortes,
- broyat,
- brindilles,
- carton brun découpé.
N’oubliez pas de fractionner les gros morceaux. Faites des apports dans cette réserve tout au long de l’année.
La tonte de pelouse n’est pas un déchet sec.

2. Où installer mon composteur ?
L’emplacement idéal doit répondre à un maximum de ces critères :
- directement à même le sol (indispensable pour les insectes qui remontent du sol),
- sur une surface plane et facilement accessible,
- ni trop loin, ni trop près de la maison (pour ne pas s’arrêter de faire ses apports au composteur en plein hiver),
- en exposition mi-ombre, idéalement sous un arbuste caduc (son feuillage protège le compost de la chaleur en été, et ses branches nues laissent passer les rayons du soleil en hiver pour le réchauffer),
- à l’écart des résineux (sol trop acide peut empêcher la venue d’insecte).

4. Trier ses déchets de cuisine et de table dans un bioseau
Télécharger le mémo ici
Le bioseau permet de collecter les déchets organiques (épluchures, marc de café, coquilles d’œufs…). Il sert de lien entre votre cuisine et le compost.
Bonnes pratiques de l’utilisation du bioseau :
- le placer près du plan de travail ou de l’évier (éviter exposition directe à la chaleur)
- le vider tous les 3 à 4 jours (1 semaine maximum),
- le nettoyer régulièrement.
Astuce : Coupez les déchets en petits morceaux : ils se décomposeront plus vite.

5. Respecter l’équilibre déchets secs / déchets humides
Pour garantir des conditions optimales de décomposition des déchets, il est important d’apporter des déchets humides et des déchets secs à part égale. Pour cela, votre réserve de déchets secs vous sera très utile (voir en point 3).
Pour rappel :
- Déchets secs : feuilles morts, brindilles, sciure et copeaux de bois non traité, carton brun (brut, sans étiquette, sans encre).
- Déchets humides : épluchures, restes de repas, marc de café, pelouse…

6. Aérer régulièrement le compost
- Un brassage en surface à chaque apport permet de ne pas laisser des déchets humides apparents (pour se prémunir des mauvaises odeurs et de la venue de moucherons)
- Un brassage plus en profondeur 1 fois par mois environ permet d’accélérer le processus, de vérifier la présence de vers et de larves (signe de la bonne santé de votre compost) et éventuellement de déloger les petits rongeurs.
Quel outil choisir ? une griffe de jardin fera le travail en surface tandis qu’une fourche permettra d’aller plus en profondeur. Il existe aussi des aérateurs de compost en forme de tire-bouchon.

Les règles d’or pour réussir son compost
Réussir son compost repose sur quelques principes simples, accessibles à tous.
En respectant l’équilibre des apports, en aérant régulièrement et en surveillant l’humidité, le compostage devient un geste facile et efficace au quotidien.
Ces règles permettent :
- d’éviter les odeurs désagréables,
- de limiter l’apparition de moucherons ou de nuisibles,
- d’obtenir un compost de qualité, utile pour le jardin, le potager ou les plantes.
Pas d’inquiétude : chaque situation est différente (type de déchets, saison, volume, usage du compost).
Il existe parfois des ajustements à faire, et il est normal de se poser des questions lorsque l’on débute.
Retrouvez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquentes, pour vous aider à composter sereinement et adopter les bons gestes.
Comment prélever mon compost et comment l’utiliser ?
Nous pouvons dire qu’il y a autant de façon de composter que de personnes qui compostent.
Tout va dépendre de ce que l’on recherche en compostant et de ses convictions.
Si je choisis de composter des biodéchets en vue de les utiliser comme engrais dans le potager, mieux vaut être vigilant à ce que je donne « à manger » au compost.Certains pesticides peuvent « survivre » au processus de compostage. Pour éviter cela, vous pouvez privilégiez les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique.
En revanche, si je composte pour réduire mes déchets ou pour utiliser le compost aux pieds de plantes d’ornement (plante d’intérieur, arbre, arbuste, fleurs…), je peux me permettre d’être moins exigeant. Cela ne veut pas dire non plus de faire n’importe quoi mais d’être plus souple.
Oui certaines peaux peuvent être assez épaisses, les couper en morceaux pour faciliter la décomposition.
Les agrumes peuvent contenir des substances qui repoussent certains des organismes présents dans le composteur (pas tous). Si les agrumes ne sont pas déposés en trop grande quantité dans le bac, les organismes gênés ont suffisamment d’espace pour se déplacer dans un autre secteur du tas de compost et poursuivre leurs activités.
La tonte de pelouse peut être compostée sans problème à deux conditions : qu’elle soit sèche et qu’on l’incorpore bien dans le tas de compost.
Si cela ne suffit pas pour éliminer toute la tonte, il existe d’autres solutions pour la valoriser :
- pratiquer la tonte mulching (laisser la tonte sur place)
- utiliser la tonte pour faire du paillage : sur des couches de 2 à 3 cm entre les rangs de légumes, dans les massifs de fleurs, en pied de haie…
- utiliser la tonte pour l’alimentation ou la litière des animaux
- Les cartons : Dans le compost, on ne peut mettre que des petits morceaux de carton brun. On ne mettra pas de carton coloré, glacé, avec des encres type magazine, prospectus publicitaire, étiquette de colis…
- Les essuie-tout : ils doivent aussi être blancs ou bruns, sans encres ni imprimés décoratifs.
- Les sacs dits « biodégradables », « compostables » ou « biosourcés » le sont uniquement de manière industrielle. Seuls les sacs en papier kraft sont autorisés sur les sites de compostage partagé. Ils entreront dans la catégorie des déchets secs.
| Problème | Causes | Solution |
|---|---|---|
| Odeurs désagréables | Excès d’humidité et manque d’air | Ajouter des matières sèches (petits branchages, cartons bruns…) et mélanger en profondeur |
| Prolifération de moucherons | Matières fraîches laissées à l’air libre, Présence de déchets trop sucrés Excès d’humidité | Ajouter des matières sèches et mélanger Recouvrir avec une couche de déchets secs et/ou d’un carton pour éviter l’apparition de moucherons |
| Fourmis | Compost trop sec Manque d’humidité | Réduire l’apport des matières sèches et ajouter des matières humides (restes alimentaires, tonte de pelouse fraiche…) et mélanger |
| Rongeurs | Mauvais recouvrement des déchets de cuisine par la matière sèche ou présence de déchets sucrés | Recouvrer toujours les matières humides avec des matières sèches Aérer régulièrement pour les « déranger » même en hiver. à noter que si vous avez des rongeurs, c’est qu’ils étaient déjà présents dans votre jardin |
- il a un aspect homogène
- on n’y distingue plus les déchets d’origine
- il est de couleur brun sombre
- il a une texture grumeleuse (fine et friable)
- il a une odeur agréable d’humus comme lors d’une promenade en sous-bois
- absence des petits insectes qui ont fini leur travail de décomposition
Chez vous, il suffit d’ôter la façade avant du composteur, puis de retirer la couche supérieure de biodéchets encore en décomposition. Le compost mûr se trouve au fond du composteur.
Il pourra être utiliser :
- En paillage : déposer en couche mince (5-6 cm) au pied des arbres, des haies ou des cultures ou sur les parterres de fleurs. Le paillage limite le développement des mauvaises herbes et en période chaude, il permet de limiter les arrosages.
Si le compost utilisé est jeune (3 à 6 mois), il est préférable de l’épandre au printemps ou en automne, périodes où les vers sont les plus actifs, ils poursuivront le processus de dégradation.
- En fertilisant : pour vos semis, vos plantations en jardinière et vos rempotages ou directement incorporés au sol, en mélange avec de la terre.
Avec un compost mûr (6 à 9 mois), vous pouvez fabriquer un terreau de bonne qualité en mélangeant 1/3 de compost avec 2/3 de terre. Idéalement, le compost est tamisé pour permettre aux racines de pousser.
Astuce : attention à ne pas utiliser le compost pur, il pourrait « brûler » vos végétaux et vos graines !
Guide ADEME : Comment utiliser son compost au jardin ?
Cela dépend du type de toilettes et des pratiques mises en œuvre.
Ressources du Réseau Assainissement Écologique (REA) :